22
oct 12

Pourquoi les oeufs bio sont-ils si chers ?

Voici une vidéo qui explique simplement pourquoi les oeufs bio sont plus chers =)


31
jan 11

Sojade nature : dessert fermenté au soja biologique

Vous avez du cholestérol, vous êtes intolérant au gluten, au lactose? Vous avez du mal à digérer les produits laitiers ? Ou plus simplement vous cherchez à avoir une alimentation saine et équilibré.  Sojade est fait pour vous. Sojade est un dessert fermenté au soja biologique qui a en plus léger la même consistance que les yogourt fjord.

Mini évaluation Be Lagom du sojade Continue reading →


30
mar 10

Manger du poisson durable avec Greenpeace

En l’espace de 100 ans, les méthodes de pêches ont énormément évoluées. Nous sommes passés d’un pêche artisanale basée sur la cueillette d’espèces situées à proximité de nos côtes à une pêche industrielle organisée autour de grosses flottes qui épuisent les fonds marins. Cette exploitation sans limite de nos océans, et plus généralement de notre planète, a des effets directs et manifestes sur la biodiversité marine. De nombreuses espèces sont éteintes ou en voie d’extinction. Les plus connues sont les baleines et les dauphins, les raies, le requin, le thon rouge, l’espadon, etc. Mais la liste est plus longue. Pour mieux comprendre les causes de la crise des océans et surtout savoir comment en tant que consommateurs nous pouvons agir pour une pêche durable,  j’ai  rencontré Emmanuel Buovolo, chargé de campagne océans chez Greenpeace.

Evaluation Be Lagom de la crise des océans

Approche économique

  • Prix : La diminution du nombre d’espèces marines entraîne une augmentation du prix et de la qualité des poissons pêchés car notre économie est basée sur l’offre et de demande. Comme l’offre diminue (moins de poissons) et la demande s’accroît (augmentation de la population mondiale), le prix du poisson augmente tous les ans un peu plus. D’un point de vue purement économique, nous avons donc tout intérêt à faire pression sur les institutions pour promouvoir une pêche durable.

Empreinte environnementale

  • Surpêche : On parle de surpêche (pêche excessive) lorsque l’augmentation des capacités de capture entraîne une diminution du nombre de prises, voire la disparition plus ou moins locale de certaines espèces, une diminution de la taille moyenne des prises, une diminution du poids moyens des prises, la régression du stock d’individus aptes à se reproduire (sachant que le nombre d’oeufs fécondés et pondus est bien plus élevés chez les poissons ayant atteint leur pleine maturité)*. Les espèces marines sont menacées par la surexploitation et la perte d’habitats. La mortalité accidentelle par la pèche représente une menace croissante qui touche les oiseaux, les mammifères marins, les tortues et d’autres espèces marines. Ainsi, les prises accessoires par la pèche menace 83 espèces d’oiseaux.***
  • Pêche illégale : La pêche illégale est le fléau des océans. Elle laisse des populations sans subsistance et sans revenus indispensables à leur survie, détruisant et désertifiant l’écosystème marin. En 2001, Greenpeace estimait à 1300 au moins le nombre de navires pratiquant la pêche illégale en mer à une échelle industrielle.**
  • Pollution des océans : Les pollutions dues à nos activités achèvent de faire de nos mers et océans une gigantesque poubelle. Il y a bien sûr les pollutions dues au passage des pétroliers et des chimiquiers. Mais 80% des polluants retrouvés dans les mers et les océans proviennent d’activités sur terre. Ce sont les eaux usées domestiques, les plastiques, les rejets industriels, les pesticides et les engrais agricoles, les déchets radioactifs. On trouve ainsi en mer des métaux lourds toxiques comme le mercure ou des « polluants organiques persistants » aussi dangereux que le lindane, le PCB ou le DDT. Notre production de déchets est telle qu’il existe dans le Pacifique Nord une zone plus grande que la France où les déchets tournent en spirale à l’infini. A cela s’ajoutent les pollutions sonores qui menacent gravement les écosystèmes marins.
  • Dégâts environnementaux liés aux méthodes de pêche : Plusieurs techniques existent pour les pêcher : la palangre (une ligne avec des milliers d’hameçons), les filets maillants, les casiers et le chalutage de fond. Mais le plus souvent les pêcheurs ont recours au chalutage de fond. D’énormes filets de forme conique sont tirés sur le plancher océanique et avancent grâce à des rouleaux qui surmontent tous les obstacles. L’ouverture du plus grand de ces filets est aussi large qu’un terrain de football et aussi haute qu’un immeuble de trois étages !Des filets aussi gigantesques ne font pas dans le détail. D’abord, ils ramassent beaucoup plus que nécessaire. C’est ce que l’on appelle les « prises accessoires ». Elles représentent jusqu’à 80% du contenu des filets ! 80% de « déchets » rejetés dans la mer aussitôt pêchés ! On épuise ainsi les stocks de certaines espèces de poissons qui ne sont pas celles qu’on est venu pêcher.En plus de ramasser trop, ces filets détruisent les fonds sous-marins. Tirés sur le sol, ils rasent tout. Ils anéantissent les habitats marins, les récifs d’éponges, les colonies coralliennes qui ont mis des siècles à se développer…

Apports sociaux

  • Pillage des ressources dans les pays en développement : Au même titre que les industries, la pêche est marquée par la mondialisation. Cela se traduit par un pillage des ressources dans les pays en développement par de grandes flottes de bateaux occidentaux. L’ONU estime que la Somalie perd chaque année 300 millions de dollars US au profit des braconniers des mers et la Guinée 100 millions. Globalement, plus de 4 milliards de dollars US sont perdus chaque année**

Bilan, critiques et solutions

Nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation des réserves de la mer. C’est évident pour les pêcheurs et les gouvernements. Mais c’est vrai aussi pour les supermarchés, les commerçants et les consommateurs. Nous pouvons agir sur les filières de pêche et décider d’acheter ou non les produits de la mer qu’on nous propose au marché, chez le poissonnier, au supermarché ou au restaurant.

En tant que consommateur, nous pouvons :

  • demander à notre poissonnier plus de précisions sur le poisson qu’on mange : D’où vient-il? Comment a-t-il été pêché? Est-ce une espèce menacée?
  • demander à notre poissonnier s’il met en place une politique d’achat de produits de la mer durable.
  • faire nos courses en utilisant le guide de consommation Greenpeace
  • ne plus consommer de thon rouge, de requin et de poisson de grands fonds (comme le flétan, le grenadier ou l’empereur)
  • éviter les espèces suivantes : bar, cabillaud, carrelet, crevette, églefin, espadon, limande, lotte, merlu, raie, saumon de l’Atlantique, sole, thon, (albacore, germon, obèse), sauf précisions de votre commerçant
  • privilégier les produits issus d’une pêche durable et locale (par exemple: le bar de ligne de la côte française, le thon germon des canneurs et ligneurs du Pays Basque, le cabillaud de la mer d’Iroise des pêcheries normandes et bretonnes)
  • éviter de consommer les poissons pendant leur période de reproduction.

Pour plus d’infos : http://oceans.greenpeace.fr/

*http://fr.wikipedia.org/wiki/Surpêche
**http://oceans.greenpeace.org/fr/nos-oceans/peche-pirate
***http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=110

08
déc 09

Cuisine-saine.fr : blog de cuisine bio

Vous souhaitez diversifier votre alimentation, ne jamais vous ennuyer en cuisinant et surtout manger sain. Cuisine-saine.fr est fait pour vous. Cuisine-saine.fr est un blog de cuisine bio qui propose des recettes de cuisine simples et délicieuses. Pour vous, j’ai rencontré pour vous Karen Chevallier, rédactrice du blog cuisine-saine.fr.

Evaluation Be Lagom de cuisine-saine.fr

Approche économique

  • Prix : Toutes les recettes mises en ligne sont gratuites.

Empreinte environnementale

  • Matières premières : Toutes les recettes sont réalisées à partir de produits bio. Ils sont le plus souvent de saison et produits localement. Karen concocte ses recettes avec le panier de fruits et légumes qu’elle reçoit toutes les semaines. Elle privilégie les produits locaux et de saison mais n’est pas pour autant localvore. Elle propose de temps en temps des recettes avec des produits exotiques. Dans ce cas, Karen achète des produits issus du commerce équitable.

Apports sociaux

  • Structure juridique : Il n’y a pas de structure juridique derrière cuisine-saine.fr. Il s’agit d’une initiative citoyenne.

Apports culturels

Cuisine-saine.fr comprend de nombreuses recettes de cuisine bio. Il y en a pour tous les goûts. Pour les intolérants alimentaires notamment au gluten, au lactose ou aux œufs, cuisine saine propose de nombreux recettes avec des produits de substitution. Par exemple, Karen remplace le blé par de la farine de châtaigne.

Cuisine-saine.fr possède une interface ergonomique qui facilite la navigation des internautes. Il existe notamment un moteur de recherche qui vous permettra de trouver une recette pour un légume comme la blette qui vous venez de découvrir à l’AMAP ou dans une biocoop.

Bilan et critiques

Cuisine-saine.fr est un blog de cuisine bio qui propose des recettes délicieuses et faciles à préparer. Cuisine-saine.fr vous permettra de mettre vos papilles en alerte avec des recettes qui sortent de l’ordinaire. Cuisine saine s’adresse à tous notamment aux personnes intolérantes au gluten, au lactose et aux œufs. Cuisine-saine.fr est bien évidement Lagom et à déguster sans modération. Bon appétit.

Pour plus d’infos :

http://cuisine-saine.fr/

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24
juin 09

Andines : le juste prix

Comment faire ? Comment faire pour acheter des produits à un juste prix : un juste prix pour le producteur, le transporteur, l’importateur, le distributeur et le consommateur ? Est-ce que le juste prix est le prix que le consommateur est prêt à payer ou bien le prix qui place l’homme au centre des échanges commerciaux c’est-à-dire permettant à ses différents acteurs de subvenir à leurs besoins ? C’est vers la dernière option que va Andines, une coopérative d’importation et/ou d’exportation de produits artisanaux et alimentaires qui pratique l’équité tout au long de la filière. Pour vous, j’ai rencontré sa gérante en la personne de Véronique Lacomme.

Evaluation Be Lagom d’Andines

Approche économique

  • Produits : Andines propose plus de 1500 produits allant de l’alimentation aux produits artisanaux en passant par des vêtements et accessoires.
  • Prix : Andines propose des produits allant de 1 à plus de 200 €
  • Répartition des richesses : Andines pratique une équité tout au long de la filière. Pour cela, elle cherche toujours à trouver le juste prix. Selon Véronique Lacomme, « la notion de prix équitable est abstraite. Il faut trouver un prix où il y a des débouchés sur le marché». Autrement dit, si le prix est trop élevé, il est impossible de faire du volume. S’il est trop bas, les marges dégagées ne permettent de faire vivre les différents acteurs de la filière.

Empreinte écologique

Andines propose des produits respectueux de l’environnement (produits alimentaires bio, vêtements à partir de matières premières bio…)

Apports sociaux

Structure juridique : Tout comme Ethiquable, le bar la vie enchantiée, le café culturel la coopérative, Alternatives Economiques, Andines est un coopérative, une SCOP c’est-à-dire une société non détenue par des personnes extérieures à l’entreprise.

  • Approche filière
Andines a une approche filière du commerce et place l’homme au centre des échanges commerciaux. Elle pratique l’équité au sens large du terme c’est-à-dire à travers des échanges commerciaux avec des producteurs de tous les pays du monde (France et Europe y compris).
Andines est transparent par rapport à la provenance de ses produits. Elle privilégie l’achat local à l’international et bien sûr une répartition équitable des richesses. En témoigne, le documentaire réalisé par Philippe BAQUÉ et Alidou BADINI qui fait une étude comparative entre Andines et l’Occitane qui fabriquent tous deux des cosmétiques à partir de beurre de karité venant du Burkina Faso.

Pour commander le DVD, cliquez ici

Andines a fait le choix de ne pas travailler avec Max Havelaar (MH).
Ce choix peut s’expliquer par le fait que :
  • Financé à ses débuts par des églises hollandaises, l’association MH a bénéficié d’un traitement de faveur tout à fait exceptionnelle de la part du pouvoir politique via le Ministère des Affaires Etrangères. En effet, dans le cadre du Fonds de Solidarité Prioritaire destiné à soutenir le développement du commerce équitable, MH a touché plus de 3 millions d’euros sur les 5,6 millions € de l’enveloppe. Autrement dit, MH a été financé par les contribuables*.
  • MH investit énormément dans la communication pour se faire connaître (1,9 millions d’€ sur les 3 millions d’€ reçu par le Ministère des Affaires Etrangères en 2005) au lieu d’investir dans les contrôles des coopératives. En effet, selon Christian Jacquiau, auteur du livre les coulisses du commerce équitable, en 2006, il y avait 50 contrôleurs pour un million de petits producteurs. Faute d’inspecteurs en nombre suffisant, FLO Cert en arrive à ne contrôler que les coopératives faitières c’est-à-dire que les coopératives des coopératives*.
  • MH induit le consommateur en erreur lorsqu’il parle de label. MH n’est pas un label au sens français du terme mais une marque. Selon le journaliste Michel Ebra, l’administration française donne une définition très précise du terme « label », exigeant un cahier des charges, la mise en place de contrôles indépendants et le recours à un organisme de certification lui-même indépendant et agréé par les pouvoirs publique. Dans le cas de FLO CERT, il y a cumul des 2 fonctions : contrôle et certification (MH appartient au groupe FLO international dont FLO CERT fait également partie).* Il n’existe aujourd’hui aucun label qui qualifie une démarche commerciale équitable. Dans l’alimentaire, seul le label AB répond aux exigences de l’administration française.
Andines est membre du réseau Minga. Il réunit plus de 90 entreprises qui militent pour plus d’équité dans les échanges commerciaux. Un cahier des charges a été mis en place par ce réseau.
Depuis 1999, les membres de Minga ont de l’association un espace de réflexion et d’action pour une économie plus solidaire.

Bilan et critiques

Andines est une coopérative d’importation et/ou d’exportation de produits artisanaux et alimentaires qui pratique l’équité tout au long de la filière. En comparaison à MH qui a une approche marketing du commerce équitable, on peut qualifier celle d’Andines d’approche filière car Andines s’investit principalement dans la production et peu dans la communication. Andines ne travaille pas avec « la grande distrib » car selon eux « toute garantie sur une démarche commerce équitable doit porter non seulement sur les conditions de production mais aussi sur l’activité économique, financière, sociale et environnementale de tous les opérateurs d’une filière ». Or, « la grande distrib » est très loin d’être exemplaire (marge arrière, pressurisation des fournisseurs, conditions de travail des caissières…). Je ne souhaite pas jeter la pierre à MH et faire des louanges à Andines même si Andines est bien plus transparent. En effet, pour reprendre les propos de christian Jacquiaux, « en investissant dans la communication, MH a fait beaucoup pour développer la notoriété du commerce équitable. Cette mise en lumière a permis de faire connaître le commerce équitable et de faire avancer le débat sur le caractère équitable du produit tout au long de sa filière ».
De l’ouvrier, au producteur, à la coopérative, à l’importateur, distributeur et commerçant en passant par le transporteur et j’en passe, les produits passent aujourd’hui entre de nombreuses mains. Plus la chaine est longue, plus il semble difficile d’avoir une véritable traçabilité sur ces produits.

Quelle garantie sur le commerce équitable ?

Aujourd’hui, il existe 2 alternatives. D’un côté, la marque MH qui est connu du grand public mais qui présente des limites tant ces contrôles semblent manquer de consistance et d’indépendance. De l’autre, un Système de Garantie d’Amélioration Participatif (SGAP) proposé par le réseau Minga et sa commission « Transparence et garantie ». Il propose un cahier des charges et un contrôle croisé entre les différents acteurs d’un commerce qui place l’homme au centre des échanges commerciaux. Le SGAP a pour objectifs de mettre en place un système d’information (Site Internet) pour exposer de manière claire les informations essentielles sur chacune des filières évaluées. La seule indication d’une référence de produit permettra à tout citoyen de consulter les informations nécessaires. Les limites de cette garantie qu’elle n’est pas connu du grand public et qu’elle n’est pas identifiable rapidement par le consommateur. Alors que choisir ? Personnellement, j’opterai plutôt pour la deuxième option même si un travail important doit être réalisé par le réseau Minga et les partenaires sociaux et les Administrations publiques des pays concernés (par exemple en France : AFNOR, COFRAC, ministère du Commerce, DGCCRF, Conseil de la Concurrence, etc.) afin que le SGAP se fasse connaître.

Pour plus d’infos :

*Les coulisses du commerce équitable : Christian Jacquiau (Edition Mille et une nuit)